Un chœur de clown·es en résidence au Prato.
Cette semaine, la Cie Brounïak investit le Prato avec La Débhorde, un laboratoire de recherche autour du clown et de la choralité.
Elle poursuit une même obsession : peut-on fabriquer un chœur de clown·es ?
Traditionnellement, le clown affirme sa singularité. On pourrait le considérer comme un outsider. Il défend son rythme, son corps, son imaginaire, sa manière d’occuper le monde. Chaque clown·e lutte pour apparaître.
Avec La Débhorde, six clown·es tentent de prendre le contre-pied de cette tradition et de fabriquer du commun sans effacer les débordements de chacun·e, en inventant une forme de choralité instable.
Ici, les individualités se frottent, se dérèglent, s’imitent, se contaminent.
Le groupe devient un organisme mouvant, grotesque et sensible, traversé de pulsions contradictoires et d’élans collectifs impossibles à maîtriser.
Tout au long de la résidence, les créatures-clown·es quitteront parfois le plateau pour surgir ailleurs. Dans les rues, les halls, les interstices, les endroits de passage. Des sorties-performances comme des débordements du laboratoire.
Alors ouvrez l’œil. Les clown·es pourraient apparaître là où on ne les attend pas.